Etant donné que j'ai enfin dépassé la moyenne des 10 commentaires par article, bien que ça fut ardu étant donné que vous n'êtes pas tous très expressifs, bande de bâtards ingrats, je me décide à rédiger mes dernières aventures qui furent comme à mon habitude, fortes en émotion.
Sachant que mon dernier Nouvel An s'était déroulé un bras dans le plâtre chez Florian Kosvar à faire des « chaussons de pâté » avec son foie gras premier choix tout en buvant du schnaps et du mauvais vin pour finir à jouer à Halo 2 à une main, je m'étais dit que ce nouvel an, en toute sincérité, ne pouvait être pire que le nouvel an 2oo6, peut être m'étais-je un peu trop avancé.
Tout d'abord, une troupe entière de drogués se sont réunis chez Martin, qui avait pour l'occasion, préparé 3 appareils à raclette, pour célébrer une tradition inconnue de tous, j'ai nommé « La raclette des drogués de Nouvel An » Mais ne précipitons pas les choses, car avant de manger, l'assemblée s'occupa tout d'abord d'acheter des packs de Rhinberg, la bière blonde de luxe à 5¤90 le pack de 24x25cl soit 6L de bière blonde de qualité au goût aussi tendre que raffiné. Puis, après avoir vidé quelques bouteilles de ce divin breuvage, vint ce que nous admettons tous comme notre prière universelle, celle qui nous fait remercier Dieu pour tout ce qu'il nous offre, à chaque moment de notre vie, dans sa grande générosité :
L'appel à la Drogue !
L'appel à la Drogue est une prière très simple à exécuter, réunissez une vingtaine de personnes autour d'une table, comptez jusqu'à 3, puis, toute l'assemblée hurle répétitivement «
DROGUE DROGUE DROGUE DROGUE DROGUE » en tapant du poing comme des gaulois, avec éventuellement un accompagnateur au Tam-tam et un homme à la voix aigu qui s'occupera de faire le cri de la femme arabe, qui, c'est bien connu, porte chance et félicité à l'assemblée qui l'entend.
Un appel à la drogue d'environ 25,5 personnes fut alors exécuté, et ainsi put se poursuivre le duel de « Ta mère » entre moi et Cauchy, commencé la veille, durant lequel nous nous affrontâmes 3 heures sans savoir qui avait emporté le prix. Le principe de ta mère est très simple, il suffit de commencer la phrase par « Ta mère c'est » et de terminer par un nom, commun ou propre, à connotation péjorative, voilà la liste des derniers ta mère qui me permit de gagner, le soir même du nouvel an, lors de la grande finale, alors même qu'il semblait que tous les bons noms avaient été déjà utilisés :
Ta mère c'est :
-Cousin Skeeter
-Oui Oui
-Gandalf
-Titeuf
-Courquet
-Mickael Moore
-Ragnaros
-Jean Yves Lafesse
-Adibou
-Buffy contre les vampires
-Piper Allyway
-Soulja Boy
-Thierry Ardisson
-Tanguy
-Gilbert Montagné
-Ray Charles
-Nintendogs
-Sean Kingston
-Pavarotti
-Vito Corleone
-Koubiak
-Pikmin
-Le soldat Ryan
-Yves Lecocq
-AK 57
-L'algerino
-Monsieur Seguin
-Laurence Broccolini
-Winnie l'ourson
-Mauresmo
-Azouz Begag
-Michel Serrault
-Aïcha
-Faudel
-RobotnikBref, mon humble personne restera le maître incontesté de Ta mère, et les moutons seront bien gardés.
Le moment le plus incroyable de la soirée aurait pu résider dans cet appel à la drogue, ou bien encore dans cette compétition stupide comportant des chapelets d'injures infâmes et vulgaires envers nos mères respectives, qui, au fond, n'avaient rien demandé, mais je dirais qu'on reconnaît la véritable nature des gens lorsqu'on les trouve en situation de survie, à savoir lorsqu'ils doivent se nourrir au dépens des autres. La preuve en est que lorsque Martin tendait une assiette remplie de jambons, se battaient entre eux des drogués qui, 2 minutes plus tôt, se faisaient des câlins, et l'apparition de la nourriture changea radicalement leur attitude, avec par exemple Cauchy, qui, je cite, s'empara d'une assiette entière hurlant
« LAISSEZ MOI PRENDRE LA COUENNE, VOUS ALLEZ TOUS LA GACHER ! » ou bien encore Puss Alain qui, lui, au contraire, tenta d'arracher un bout de jambon et s'exclama en sanglots
« Oh merde j'ai eu que de la couenne, mais pourquoi !? »
Et ce alors même que chacun se faisait voler son fromage pendant qu'il cuisait, ce qui aboutit, au final, à une bataille de cendres, de fromage fondu, de couenne et de patates, chose totalement incompréhensible étant donné qu'au début, chacun se battait pour manger.
Une fois cette raclette terminée, nous nous remirent à jouer à la Gamecube gentiment amenée par Zunino, qui, comme un crétin, avait oublié sa carte mémoire, ce qui nous força tous à jouer avec Link ou Captain Falcon, enfin, moi, ce que j'en dis.. Puis sonna 21h, où Tcho, Puss Alain et Cauchy se mirent en route pour partir chez P-O, me proposant une ultime fois de les rejoindre, étant donné qu'il restait une place dans le taxi, et que si je voulais, je n'aurais pas à payer. Brave comme jamais, et stupide à la fois, je leur déclarais que je resterais avec mes compagnons de l'interdit, et que j'irais chez Lory, même si je devais y risquer mon Nouvel An. Grave erreur, constatais-je lorsque nous arrivèrent dans un appartement trop petit où régnait une ambiance glauque accentuée par un éclairage faible et où, je vous le garantis, tout le monde était assis, totalement inactif, dans l'attente d'une chose qui ne viendrait jamais. Tout à coup démotivé par cet inactivité aussi bien cérébrale que physique, je me décidais à ouvrir la fenêtre, apercevant en face, des voisins qui, eux, ces enculés, avaient l'air de bien se marrer. Commença dès lors un dialogue instructif entre eux et moi :
Q -Hey bande d'enculés, vos mères c'est les beetleborgs !
Voisins -Commence pas à chercher la merde toi là bas on va te défoncer.
Q -Mais venez, moi je vous baise tous, j'suis un fou moi, qu'est ce qui se passe, Kosvar viens là, j'ai un Hooligan avec moi, il va vous péter la gueule !
Voisins -Tu veux qu'on descende on va régler ça tout de suite !
F (Kosvar donc) – J'vais tous vous baiser vos mères bande de fils de pute (tout dans la finesse, on lui fait confiance)
Et c'est à ce moment précis qu'une femme arriva, délicate, médiatrice, et porteuse de paix, elle calma tous les voisins et hurla d'une voix sensuelle :
"Ecoutez ! Nous sommes voisins ! Nous serons forcés à vivre longtemps côte à côte, alors ne nous embrouillons pas et faisons la paix !"
Tous les gens présents à la fenêtre se regardèrent alors d'un air compréhensif, marquèrent une pause d'une minute, et nous nous exclamâmes alors en c½ur :
-MAIS FERME TA GUEULE TOI LA BAS, ON T'A DEMANDE DE L'OUVRIR ? NON, ALORS VA VOIR TE FAIRE ENCULER PLUS LOIN !
Survint alors Louis, qui n'avait rien à voir, qui passa par la fenêtre, dit deux mots, et faillit descendre pour tous leur péter la gueule, certainement le moins fourbe d'entre nous, ou alors le plus bourré, que sais-je. Toujours est-il qu'une femme à l'apparence de la fille de la famille Adams vint me dire d'arrêter de foutre ma merde, ce que je fis, en me cassant, aux côtés de quelques camarades, pour aller acheter un kebab dans une ruelle merdique, ce même kebab nommé l'Oasis, où il nous arriva quelque chose d'extraordinaire.
Nous marchions tranquillement, cassant au passage quelques rétroviseurs, lorsque trois arabes arrivèrent en courant dans notre direction. Effrayés, nous nous mettions déjà en position de combat lorsqu'ils se mirent à hurler :
« OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS, C'EST COURQUET ! COURQUET COURQUET COURQUET COURQUET ! LES MECS C'EST LE COURQUET VENEZ VOIR »
Et ils se mirent alors à porter Courquet en triomphe, sans que nous comprenions pourquoi. Pendant que Courquet discutait avec ses amis autochtones, je me fis agresser par une racaille rousse, qui, me racontant « qu'une rakia lui avait mis un coup de matraque et que là y avait 4 raclos qui se sont ramenés avec des guns » s'énervait extrêmement car je riais et me balance un cinglant
« Mais toi tu rigoles sale bâtard, tu sais pas ce que c'est la misère, t'as toujours papa maman qui paient le restaurant, tu sais pas ce que c'est que de dealer pour vivre, t'sais pas ce que c'est que de vivre sans toi, woullah tu parles mais tu connais quoi à la vie ? Tu connais quoi ? Tu connais rien à la vie gros, rien du tout, alors arrête maintenant »
Si il y a quelque chose que j'ai toujours adoré chez les racailles, c'est bien leur capacité à s'engueuler tout seul avec n'importe qui pour la moindre raison, ces magnifiques monologues animés de haine et de rage, c'est tellement fort.
Mais comme nous devions rentrer, je dus dire à ce roux que nous reprendrions cette conversation plus tard, et que je lui souhaitais la bonne année, même si je ne connaissais rien à la vie. De retour chez Lory, je constatais que rien n'avait changé, les gens étaient toujours assis, Lucas fixait toujours activement le mur, équipé d'un sombrero et de lunettes de soleil rondes, accompagné de Louis Berth, qui, étalé sur une chaise, n'avait même plus la force de prononcer les deux seuls mots qu'il était capable d'articuler auparavant, à savoir « Drogue » et « Heinnnnnnnnnnn »
On pourrait croire en lisant ce bref résumé, que ma soirée était pourrie, et pourtant c'est vrai. Mais bien heureusement, pour venir égayer tout ça, survint le phénomène Wilfried. En effet, Wilfried, le noir misanthrope par excellence, nolife de renommée, incapable de sortir de chez lui après 18h, était avec nous ce soir, et, prenant très vite goût à l'alcool fort, s'exclamait durant toute la soirée :
« Ouaiiiiiiis, moi j'bois pas moi ! J'suis pas influençable moi ! J'suis Samboola moi, personne me fait boire, oh passe moi ta bouteille ça a l'air bon ça »
Inutile de vous préciser qu'il finit sa soirée dans les toilettes de Lory, une pyramide de papier Q sur la tête, fabriquée par les bons soins de Courquet et Zunino, qui furent secoués par Louis qui s'exclamait en grand défenseur de la justice « Arrêtez ! Ce n'est pas drôle ! Ca ne me fait pas rire ! »
Avant de finir cette soirée survinrent quelques évènements salaces, notamment Martin et Mehl qui vomirent ensemble dans les toilettes, Emilie qui tapa un bad trip sur un banc, ce qui me permit de la dominer sur la fesse droite, Louis Berth qui se vit également dominer par ma personne, Wilfried, qui lui, eut l'honneur d'avoir la joue droite souillée, la barrière de Lory, qui eut le privilège d'être totalement défoncée pour que des gens jouent au Baseball avec, la porte des toilettes de Martin, qui se vit éclaboussée de vomis lorsque Wilfried, désireux de vomir, toqua à la porte des WC en gueulant « J'vais vomir les gars ouvrez moi ! » se vit répondre « Ta gueule je chie ! » par Lucas qui faisait un aqua avec Louis, Fadyl et Courquet, et enfin pour finir la gratuité finale :
Cette femme qui se faisait violer dans une ruelle sombre de la Fournirue et qui me fit éclater de rire en m'exclamant « Mais genre tu te fais violer le soir de nouvel an ! » ce qui eut pour effet de provoquer la surprise chez son violeur, lui laissant l'occasion de s'enfuir en pleurant, rejoignant son copain qui la cherchait partout. Grand seigneur, je l'affublais d'un « Bouhouhou chéri, je me suis faite violée c'était si dur. »
Comme quoi, même dans la gratuité, de grands actes peuvent être commis, grâce à mon aide, cette femme n'aura pas passé la soirée souillée sur une bouche d'égout, je pense que j'ai sincèrement un bon fond.
« Oh cousin, tu fais tourner ta Poliakov un peu ? » « Ok mais vous buvez pas tout » « Mais t'inquiètes »
Florian Kosvar à Jeremy, peu après minuit.